Lundi 2 juin 2008

- Un vrai problème : des données qui datent de 1999.

Pour construire un projet d’avenir et tendre vers la prise de décisions durables, il est important d’avoir une photographie précise de là où nous en sommes à ce jour. L’état des lieux demandé par la ville va dans ce sens mais il est à regretter aujourd’hui qu’une grande partie des données datent de 1999… D’autant que la mutation de notre commune s’est justement accélérée pendant cette période.

Il parait donc indispensable d’actualiser ces informations, au risque sinon, de bâtir des projets sur une réalité qui n’est pas exacte.

Il est également important de penser à faire des projections sur l’avenir concernant la population et le devenir de la ville pour avoir vraiment une vision d’ensemble seule garante d’une prise de décision adéquate.

 

- Qu’en est-il du futur PLU ?

Dans cet ordre d’idée, il nous parait important de savoir si nous devons réfléchir à une ville qui comptera 12000 habitants dans 10 ans ou bien 20000…
Nous avons bien vu que le constat des personnes présentes était un accroissement très important ces dernières années et qu’il était peut-être temps d’arrêter ce processus, sous peine de perdre ce qui fait encore aujourd’hui la valeur et la qualité de vie de notre ville.

Nous savons tous que l’accroissement de population dépend du nombre de constructions nouvelles. Un nouveau PLU est en cours et sera présenté très bientôt. De lui dépend l’espace concédé à la construction et donc forcément le potentiel d’accroissement futur de la population de la commune.
Notre question de savoir quelle était l’orientation prise actuellement par la municipalité en ce domaine est restée sans réponse. La question restera une de nos préoccupations car elle est au cœur de la démarche du développement durable et conditionne ensuite beaucoup de choses.

 

- La dernière ferme à Buxerolles.

Il ne reste à Buxerolles qu’une seule exploitation agricole digne de ce nom. Une personne a exprimée son attachement à sa présence et une majorité d’entre-nous était d’accord sur le fait de tout faire pour la conserver.

Tous les habitants connaissent cette ferme et ses vaches qui peuplent les prés environnants.
Pour l’anecdote, je faisais du vélo sur un chemin bordant les prés et je me suis arrêté pour regarder ces vaches. J’étais en pleine agglomération de Poitiers et pourtant, dans les prés
comme à la campagne…

Et je me suis posé la question : pour combien de temps encore ?
Je vous assure qu’après cette prise de conscience, je serais un des premiers défenseurs de la conservation de ce lieu unique de l’Agglomération de Poitiers.

- Pensons aux enfants.

A la fin de la réunion, une personne s’est exprimée en langue des signes pour nous faire remarquer que durant notre réunion, nous n’avons pas évoqué les enfants.

Personnellement, cela m’a fait réfléchir. En effet, nous discutons entre adultes et réfléchissons à des solutions entre adultes. Mais ne faut-il pas aussi voir le développement durable comme ce que nous allons laisser à nos enfants, aux enfants demain…

Comme nous pouvons encore le faire aujourd’hui, j’ai envie que mes enfants (et à travers eux tous les enfants) puissent demain vivre dans un environnement le plus harmonieux possible. Où les habitants se respectent et échangent, où l’air est respirable, où la nature puisse encore côtoyer la ville…

J’ai envie que mes enfants puissent encore faire du vélo le long de prés peuplés de vaches noires et blanches…

 

 

Jean Michel Prémaud.

 

Par MoDem Buxerolles
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